Le curcuma : serait-elle l’épice la plus bienfaisante?

27/07/2018
redaction

Ces derniers temps, le curcuma est, comme le safran qu’il remplace souvent, au centre de nombre d’études phytothérapeutiques. En particulier la curcumine, l’un de ses composants principaux, qui pourrait grandement contribuer à la prévention des cancers.

Cela s’explique par la capacité de cette molécule à lutter contre le stress oxydatif qui est responsable de la dégénérescence cellulaire. Mais aussi contre l’inflammation qui, lorsqu’elle est chronique, entraîne des dysfonctionnements immunitaires et métaboliques en chaîne. Deux situations qui sont étroitement liées à l’apparition et au développement des tumeurs.

En fonction du mal à soulager, la dose de curcuminoïde recommandée varie, c'est pourquoi il est nécessaire de consulter votre médecin avant de commencer une cure de curcuma. Dans tous les cas, il est conseillé de consommer le complément lors d’un repas, afin de faciliter son absorption.

ATTENTION! On s’intéresse de près aux effets anticancer de la curcumine, mais de hautes doses sont nécessaires. On ne connaît pas les effets à long terme de telles doses qui pourraient, dans certains cas, avoir des effets indésirables importants. Bien qu'on ne signale aucun cas d'effet indésirable lié à la consommation de curcuma ou de curcuminoïdes durant la grossesse, certains auteurs estiment qu’en raison de son emploi traditionnel pour traiter l'aménorrhée (absence de menstruations), les femmes enceintes devraient éviter de prendre de fortes doses de curcuma ou de curcuminoïdes. Voici les incroyables bienfaits que pourraient apporter le curcuma. 

1.Maladie d’Alzheimer:

Pour le moment les données des recherches sont insuffisantes pour affirmer que le curcuma est bénéfique pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Une étude faite en 2008 a démontré que consommer  1 à 4 grammes de curcuma par de jour pendant 6 mois augmente les niveaux de vitamine E mais sans améliorer les fonctions cognitives des sujets.

2.Cancer:

Sur ce sujet, la recherche est très active et on attend les résultats de plusieurs essais cliniques. Les effets antioxydants et anti-inflammatoires de la curcumine pourrait jouer un rôle dans la prévention et le traitement du cancer. Des études in vitro indiquent déjà que la curcumine inhibe la prolifération des cellules cancéreuses. Chez des patients à risque, des doses de 1 g à 8 g de curcumine par jour pendant 3 mois sont parvenues à faire régresser certaines lésions précancéreuses. Et d'autres résultats suggèrent que la consommation de curcuma pourrait être associée à une baisse du risque de cancer chez les fumeurs.

3.Ulcères gastroduodénaux:

Les études in vitro et sur des animaux indiquent que le curcuma a des effets protecteurs sur la muqueuse gastrique et qu’il peut détruire ou inhiber la bactérie Helicobacter pylori, responsable de la plupart des ulcères gastriques et duodénaux. D’un point de vue clinique, les études sont rares et leurs résultats encore peu concluants. Toutefois, dans l’une d’entre elles, réalisée sans placebo, le taux de guérison a été de 75 % avec des doses de 3 g de curcuma par jour durant 12 semaines.

4.Maladies inflammatoires chroniques:

En Inde et en Chine, on utilise le curcuma depuis très longtemps pour ses propriétés à contrer l’inflammation. Des essais in vitro et sur des animaux ont donné des résultats positifs pour le traitement de la colite ulcéreuse, de l’arthrite rhumatoïde et de la pancréatite. Chez l’humain, les données sont encore parcellaires et il faudra attendre les résultats de plusieurs essais cliniques en cours pour se faire une idée plus exacte de son efficacité.

5.Maladies cardiovasculaires:

Une seule étude a été menée à ce jour pour évaluer si l’exercice physique, combinée ou non à une consommation de curcuma chez des femmes post-ménopausées souffrant d’une anomalie du ventricule gauche serait bénéfique. Les résultats indiquent que le curcuma combiné à l’exercice physique réduit significativement la masse corporelle des participantes, l’indice de masse corporelle ainsi que la pression sanguine aortique. Mais il faut attendre d'autres études plus poussées pour confirmer ces résultats.

6.Gingivite:

Une étude randomisée indique qu’un rince-bouche à base de curcuma diminue la contamination bactérienne de manière aussi efficace que la chlorhexidine chez des sujets ayant une inflammation de la gencive.

7.Diabète:

Deux études ont rapporté un effet éventuel préventif du curcuma dans la survenue d’un diabète. Dans la première étude, les participants ont été répartis en deux groupes : le premier recevait un placebo alors que le second prenait trois capsules par jour de curcuma (750 mg) deux fois par jour pendant 9 mois. L’extrait de curcuma contient entre 75 et 85% de curcumoides. Après neuf mois de traitement, 16% des participants du groupe placebo ont développé un diabète, alors qu’aucun de ceux traités avec le curcuma n’a présenté cette pathologie. De plus, les individus traités avec le curcuma ont vu leur poids diminué, ainsi que leur tour de taille et leur glycémie plasmatique à jeun.
Une seconde étude a évalué les effets du curcuma chez des patients diabétiques avec une néphropathie, dont certains présentaient une insuffisance rénale à un stade très avancé. Comparés au groupe placebo, les patients traités présentaient une diminution de l’excrétion des protéines urinaires ainsi qu’une baisse des niveaux de IL-8 (une molécule reflétant une infection) et de TGF-β (un facteur de croissance anormalement exprimé dans le diabète avec néphropathie).

8.Hyperlipidémie: 

Les études chez l’animal suggèrent que le curcuma réduit les niveaux de cholestérol, en particulier le mauvais cholestérol. Deux études randomisées ont cependant rapporté que le curcuma n’avait aucun effet sur le mauvais cholestérol, ainsi que sur le bon cholestérol. Cependant, deux autres études indiquent que le curcuma abaissent le taux de triglycérides chez des patients obèses à risque de maladies coronariennes, ainsi que ceux du cholestérol total chez des sujets sains. Dans cette dernière étude, la dose utilisée était de 500 mg par jour pendant une semaine. D’autres études doivent être menées chez des patients souffrant d’hyperlipidémie afin d’avoir un avis plus clair.

9.Troubles digestifs: 

La Commission E et l’Organisation mondiale de la Santé reconnaissent l'efficacité des rhizomes du curcuma pour traiter la dyspepsie, c’est-à-dire des troubles digestifs, comme les maux d’estomac, les nausées, la perte d'appétit ou les sensations de lourdeur. Au cours d'un essai clinique, le curcuma, à raison de 250 mg 4 fois par jour, a été nettement plus efficace qu’un placebo pour soulager les problèmes digestifs des participants. Le curcuma est aussi utilisé pour améliorer les fonctions biliaires, qui sont souvent une des causes de la dyspepsie.

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